Place du parvis Lyrics


Place du Parvis

Au crépuscule place du Parvis

Reclue dans l’ombre, de crainte transie

Une faune éclectique s’épie

Un voile se lève, l’air s’alourdit

Les sectes s’y disputent l’aumône

Les âmes s’y donnent aux harpies

On y délaisse ses parts de corps

En pleurant des larmes d’hypnotiques

Les figures étrangères déchantent

Quand des loups blêmes se lamentent

Les fascicules point ne se vantent

Qu’encore ici une peste nous hante

Sous le bon oeil épiscopal

Où se disputent les archaïsmes

À coups de néons verts et mauves

On dissimule les immondices

Souvent à travers ce folklore

On s’interpelle à grands cris

Et si les chiens maniaient le verbe

Le concert serait éternel

Des cris stridents transcendent la nuit

Dans les bas fonds, elle court loin de lui

Les yeux globuleux et mièvres en signe de réclame

De ses talons claquants elle s’effondre et déchante

La ville jette ici sa désastreuse débâcle

Répression, néons, religions font ouvrage

Les sourdes carrioles à gyrophare

Errent non loin, puis des mansardes

C’est de courir loin des agents

Que les mères exhortent leurs enfants

Car la ruelle ébruite ses fables

Et à travers cette faune blafarde

Ce sont encore ces écoeurants

Qui fauchent les vies impunément

Ce sont encore ces sacraments

Qui prennent les vies impunément

Des cris stridents transcendent la nuit

Dans les tréfonds, les chiens vous épient

Les yeux abrutis et mièvres, en signe de bravade

L'imprudent qu'ils molestent perd tout ce qui lui reste

Place du Parvis