L’aube recouvre nos chairs Cette écorce où ruisselle le silence Promesse éclatante des nuages blessés Brillant cortège où s’éteignent nos rêves Agonisante et folle La lumière emporte les regrets Ces armes meurtrières qui nous étranglent Les jours d’hiver Aux opales insomnies blanches Au fond du verre fané Des larmes sans couleurs Dans les yeux des lâches Autant de souvenirs Nous enlisent sous ce givre De miroirs et vertiges Déterre les ronciers de mensonges Comme un chemin de flammes Où sans peur se désarme Les paroles usées Où nos corps aveugles et vides Accrochés aux derniers éclats, Les soupirs gris suspendus Tombes de brume