EXTREMIS FINIBUS VELLAVORUM ET ARVERNORUM Vie au grand air, près du ciel Et des aigles. Sang, Sol Sont les ailes sans lesquelles On ne prend notre envol. En ocre et gris Sur fond rouge Des squelettes rient Tancent et bougent. Festinamus ad mortem Desistamus peccare Mors venit. La mort est dans l'abbatiale Elle frappe comme un art martial. Après l'office des ténèbres, à quelques lieues de là : Procession nocturne où des Pénitents blancs Renversent des bancs Et réveillent l'au-delà. ¹¹ Faites un rond pour qu'on lance cette bourrée Aux airs de bacchanale : La goignade se danse bourré Jusqu'aux lueurs matinales Roses, pâles, chatoyantes et chromées Comme l'opale. Les dents noires de l'Auvergne Ont croqué ma tête romantique Oui ses Goths, ses Routiers, Ecorcheurs Et autres hommes antiques Ont planté leurs racines, comme des vergnes, Dans c'terreau plein d'fumier Qu'est mon âme nostalgique. Et loin d'elle, j'ai les larmes de Satan Lorsqu'il comprit que Dieu Aurait toujours l'dessus Et s'assit près du creux D'un immense ravin Pour chialer les trombes d'eau Qui firent le lac Pavin. De Montaigut à La Chaise-Dyable Des borde du Lot à la Limagne Nous sommes fils de la montagne ; Et, loin des puys, Nous sentant frères, Nous écoutons la voix du sang Et nous chantons d'un même accent Nos vieilles terres ».