J’ai vécu toute ma vie D’un romantisme noir Aristocrate d’hérésie Rebelle à tous pouvoirs Obsédés, par des pensées Tristes et amères Les fantômes du passé Hantent mes paupières Aujourd’hui je me meurs Loin des miens Dans la grande misère Du peuple chrétien J’ai vécu toute ma vie... Souvent pour m’évader Prisonnier de mon spleen J’erre déraisonné Dérivant et hostile J’ai joué de mon dieu Dressé face aux hommes Jamais je n’ai brisé Les sarments de l’automne La crevasse où j’ai échoué Est d’avoir eu trop jeune La souffrance comme guide La pensée comme esquive J’ai eu bien des désirs De profonde jalousie Le démérite de la traîtrise Cinglant de courtoisie La crevasse où j’ai échoué Romantisme noir La souffrance comme guide Romantique espoir La crevasse où j’ai échoué... Romantisme noir Je reste toujours fasciné Par le désir de mourir seul Loin des miens à mes côtés Agonisant sans linceul C’est entouré de leur amour Que finira ma vie On ne peut vivre dans la peine Sans être aimé ou haï Sincèrement je vous aime D’un amour au-dessus de tout Amant immortel Mais Misanthrope avant tout Rêve romantique Où la mort est fantasme N’y vois rien de mystique Juste un instant d’audace Je me dévoile à toi La crevasse où j’ai échoué... Faire couler une larme Ou offrir un rire Ce sont dans les pleurs Que l’on exalte les désirs Odyssée de larmes Où le vent rend fou Seul parmi les vagues Pirouettant comme un fou Je me livre à vous J’ai vécu toute ma vie... Souvent pour m’évader... J’ai joué de mon dieu... Plus rien ne peut m’arriver Sirène symphonie, J’ai le mal-être d’avoir abusé Des échos de l’infini La crevasse où j’ai échoué... Je me livre à toi