L’Hiver fait deborder les charniers La neige se mêle aux monuments Les corps deviennent blancs Quand la neige s’assombrit Salie par la pierre, la terre, les vers Dans un mélange nauséabond Des os fragiles rongés par le temps Oubliés par leurs enfants Personne ne se soucie des morts Je ne me soucie pas des vivants Je reste seul à tout contempler En attendant mon tour Je reste seul au mileu des morts A regarder la neige tomber