La beauté de la création La vue des étoiles Reflet, sur l'eau, vermillon Ôte de mes yeux un voile. Le temps, l'espace, la vie, L'immuable, le vide, la mort. Choses inexorablement vides, Insignifiantes telles l'hyménophore ! Froid désintéressé, Solitude choisie : Manque d'intérêt Dans cette triste vie. Regard désincarné, Finitude ''soli''.. Porridge vicié : C'est notre corps sali. Un amas de chair informe Logique parmi ses semblables Mais futile face à l'Orme, Le Chêne et l'Érable. Oh Nature, torturée ! Tourmentée, usée, trahie ! Ta richesse fut pillée. Nous : dérobeurs impunis. (La punition qui s'abat) L'odeur de la pluie emplit mes narines, La ville pue la bruine. Des habits jonchent le goudron, Forêt remplacée par béton. Forêt d'immeubles Arbres qui ne grandissent pas Lugubres meubles Utile pour sauter du toit. Les trottoirs sont remplis D'inconnus, de pigeons, de déchets. Cette chose, le citadin esseulé, Ne mérite que le plus grand des mépris. Multitude d'inconnus béats Courant partout, ces rats, Ces frémissants cafards Ces vers hagards !