Ville Lyrics

Album: Ville

La beauté de la création

La vue des étoiles

Reflet, sur l'eau, vermillon

Ôte de mes yeux un voile.

Le temps, l'espace, la vie,

L'immuable, le vide, la mort.

Choses inexorablement vides,

Insignifiantes telles l'hyménophore !

Froid désintéressé,

Solitude choisie :

Manque d'intérêt

Dans cette triste vie.

Regard désincarné,

Finitude ''soli''..

Porridge vicié :

C'est notre corps sali.

Un amas de chair informe

Logique parmi ses semblables

Mais futile face à l'Orme,

Le Chêne et l'Érable.

Oh Nature, torturée !

Tourmentée, usée, trahie !

Ta richesse fut pillée.

Nous : dérobeurs impunis.

(La punition qui s'abat)

L'odeur de la pluie emplit mes narines,

La ville pue la bruine.

Des habits jonchent le goudron,

Forêt remplacée par béton.

Forêt d'immeubles

Arbres qui ne grandissent pas

Lugubres meubles

Utile pour sauter du toit.

Les trottoirs sont remplis

D'inconnus, de pigeons, de déchets.

Cette chose, le citadin esseulé,

Ne mérite que le plus grand des mépris.

Multitude d'inconnus béats

Courant partout, ces rats,

Ces frémissants cafards

Ces vers hagards !