Suspendus Tout autour ils dansent En silence Ils raclent tout autour De leur passage Je ne les sens pas, je ne les vois pas Juste des impressions de vie bien remplies Colorées, reçues, profilées avant quoi? Nul ne le sait Des lames flottent de tous les côtés Éveillent la douleur Les orages se taisent A cœur ouvert vient le silence L'indifférence me tire Jusqu'à ce que les chairs nous appellent Les chairs nous appellent Nous le savions Nous le vivons encore, sans même savoir pourquoi Oublions les remords, ils ne sont là que pour ça Terrassé, tout disloqué encore, usé, rompu Encore une fois Jamais écarté, corrosion accrue jusqu'alors Les chairs sont à l'air libre J'aurais tant goûté les voir partir Les voir s'en aller Oublier l'amertume Oublier tous les dégoûts Jusqu'alors S'ils pouvaient partir S'ils pouvaient disparaître A jamais Tout serait mieux