Soeur de sang (The Murder of Sarah F) Lyrics


Tout allait bien avant le sel, désormais,

La nuit change de couleur

Elle prend nos corps à coeur

Leur fait miser le peu qu'il reste de nous

Elle joue l'affront, nous pousse à l'action

Tout allait bien avant que l'ombre ne s'élève

Qu'elle dépose sur tes lèvres un sourire lascif et entendu.

Tout allait bien avant tout ce que j'ai vu

Ma complice fiévreuse s'étend là, cyprine aux lèvres

Tant que l'amour n'y est pas

Ma complice s'éprend de toi

Parce que la mort n'attend pas

Ma complice s'immisce entre nous, évincée

Par une nuit de sel et blanchie de lune

Le loup est là, entre ses cuisses

Palpitantes ses lèvres, humide son coeur

Rien ne sera plus comme avant

Rien ne sera plus comme avant

Rien ne sera plus comme avant

Rien ne sera plus comme avant

Rien ne sera plus comme avant

Au fond, il n'y a déjà plus rien !

Sarah s'allonge sur le sol, murmure une dernière fois

Le nom de l'ennemi et supplie celle,

Lascive qui l'a laissés se perdre là

Elle comprend alors le goût du sel, reprend une part d'envie,

Juste assez pour crier dans le sens du vide :

"Comment m'as tu laissé crever ainsi ?"

Et toi, comment m'as tu trahi ?

Ma complice à son tour joue l'affront, passe à l'action :

Soeur de sang, dessus, dessous, sait ce qu'il en est

De tout : les nuits de vie venues, feindre l' ennui.

Question d'envie de mort, rien de tout ce qui est là

Ne le sera encore, il n'est pas de mille fois sans lois

Elle ne laissera dès lors nul doute au fond du calice

Tout au fond du calice

L'étreinte achevée, l'esprit éreinté, elle s'apprête

A courir le long des corridors, ramper dans

Les conduits et alors, glisser entre les rotors...

Toute conscience dehors

Tout a commencé sur le parcours où

Nos espoirs s'épuisent, puis se perdent

Tout a commencé sûrerment le jour où

L'argile de l'ennui s'est figée en moi

Que vas-tu laisser dans les pales des rotors

Que vas-tu laisser là ?

Tu sens le regard dont le sens t'appartient

Que vas-tu laisser dans les pales des rotors

Que vas-tu laisser là ?

Tu sens le regard qui ne changera rien