La passion coule dans mes veines, telle la pure effervescence Mes pulsions cardiaques alimentées par cet Univers de démence Aveuglé, guidé par des ondes et vibrations Mon esprit se verse dans une lointaine abstraction Une vision produite par un trouble torrentiel Se matérialise en perçant l'hymen des cieux Rendant indistinguable l'irréel du réel Ses entrailles m'enveloppent de bruits Des couleurs opaques en migration se ligotant à la brume de la nuit Entends-tu le son des échos lointains? Sens-tu le souffle de son aura glaciale? Transporté par des visions radicales Me dévoilant des horizons prochains Attire-moi, bois-moi, possède-moi À travers les âges, dans mes délires pervers Telle l'ivresse frappant le plus grand des rois Dérivant à jamais sur des fleuves imaginaires Condamné à errer dans une place plus obscure que la nuit Aucun songe ne pourrait incarner un tel supplice Dans les dimensions tordues tapises au fond de mon esprit Me voilà à jamais prisonnier de mon immondice…