De sa gorge morte, Le râle posthume brûle Du feu Moribond, Du flambeau des ensevelis. Rejet des tombeaux, La charogne prend pied Vide du fluide ses orbites, Et s’éprend d’un rire mortuaire, libérateur. Sa nouvelle mort est une naissance Il se meut, voit, sent, Entend et dévore. Il crie et dévore. Tout lui est vain, Tout lui est pur plaisir, Son corps pourri Se complait tel le roi, l’ange. Toujours dévorant, Son appétit se fait gouffre Et tant y passent les ombres Que les sourires et les pleurs. Alors même que son propre tombeau Se vu dégluti, La flamme en son sein mort se figea. Il resta ainsi, mort parmi les vivants, Immobile, Triste embaumeur De son propre nid funèbre.