Sombre héraut de l’ivresse, Il vint déchirer les ombres De sa mélopée crue et trouble. De ses airs turgescents Coulent la folie et la mort, L’hêtre et le chêne, Le vivant comme le mort. Sirupant chaque lueur, Ses flutes enchevêtrent le vif, Le traquent et le tordent Sous le poids d’une fin rouge et délicieuse. Ses membres sonores S’enivrent et se rompent Aux vertèbres chancelantes De ces derniers guerriers malades, Ces êtres si parfaits.