Il y a bien longtemps que je ne sens plus battre Au plus profond de moi, dans mon cœur glacé. Le feu réconfortant qui crépitait dans l’âtre, De ma carcasse pourrie, a fini de brûler. Comme il est loin le temps où je voyais couleurs, Danses, prières, chansons, et musiques jolies, Comme nous aimions chanter, mes frères et mes soeurs, Oui le temps a passé, car tout ça c’est fini. Ils ont couvert le Temple de Sang Ils ont massacré tous nos enfants Ils ont voulu reprendre nos terres, Mis le feu aux pactes sacrés. Ils nous ont déclaré la guerre, Détruit, souillé, violé, pillé Mais notre victoire est certaine, Nous avons massé nos armées. Et nous décimerons sans peine Ces frères ennemis si dévoyés. Puissiez vous absoudre ma fureur, Mais c'est notre plus grand combat. Et si je meurs lors de cette guerre, Je n’irai pas au Valhalla. Laissez là ce corps sur sa Terre, Là où nos pères avaient marché, Se faire consommer par les vers Pour qu’un Grand Chêne puisse y pousser. Allez am’nez vous tous en grappe, ou un par un j'm’en tape t’façon. Moi j'suis v'nu vous foutre des patates ‘vec mes grosses paluches de maçon. Vous ne faites pas l’poids bande de Twix Vous faites moins peur que des chatons Moi je fais du surf sur le Styx Et j’fume des purs avec Charon. Un p'tit peu bagarreur et un p'tit peu bizarre, Je me tatoue des fleurs et j’joue des gros riffs comme Mozart. Je viens tout droit de l’ombre Vénère comme le Padré, Quand faut qu’ça tombe ça tombe si faut qu’ça tombe ça va tomber De tous les mauvais sorts, je suis sans doute le pire, et comme pour l’Royaume de l’Orage ce qui est mort n’saurait Mourir