Rougeur puis boursouflure, le bobo s’est étalé
Maman devant la blessure s’est inquiétée.
Tumeur, ecchymose, jaune et azur,
Le marmot va crever
Son frère le jette dans la voiture, un médecin doit le soigner
Comme ces païens lointains qui sacrifient les leurs
En haut des pyramides, là-bas dans leurs forêts
Un enfant qui s’en va, pour conjurer nos peurs
Pour ouvrir grand nos yeux, ferme les siens à jamais.
Jamais un tel spectacle ne serait toléré,
Si les adultes fous et assoiffés de sang,
Protégeaient un peu mieux ces êtres purs, sacrés,
Cadeaux de l’Eternel que sont tous les enfants.
Malheur aux abuseurs, Pouvoir aux opprimés
Mort à ces Philistins qui arrachent les mères à leurs bébés.
Cruels adversaires et cruel destin,
“Madame j’suis désolé votre p’tit n’est plus” a dit le médecin
Les enfants meurent ici-bas,
Malades ou bien crucifiés
Et lorsque les daronnes pleurent,
Seul le Seigneur sait consoler
Les enfants meurent ici-bas
Madame votre petit s’en va
Embrassez le moribond une dernière fois
Vous le reverrez dans l’au-delà.
Et ça tourne et tourne et ça tourne en rond et ça n’s’arrête plus
Y’a un vent de bâtard et sous le gibet c’est la valse des pendus
De tous poids tous ages de toutes les couleurs et de toutes religions
La camarde n’en a rien à branler elle fauche filles et garçons
Pas qu’du noir métal il y’a du Bagout das ce boogie-woogie
Tu cherches la ronde des enfants perdus arrête toi c’est ici
C’est le Bates Motel faut pas avoir peur d’danser avec les morts,
Tôt ou tard on rejoindra la ronde ; haha coquin de sort!
Barro ! Haelgo ! Gamelo ! Let's go!
Barro ! Haelgo ! Gamelo ! Let's go!
Barro ! Haelgo ! Gamelo ! Let's go!
Barro ! Haelgo ! Gamelo ! Let's go!