L’infâme christianisme venu du désert
A interdit cultes, détruit temples anciens.
La terre pleure encore, trop longtemps souillée,
Cette captieuse imposture née du ressentiment.
Valeurs antiques inversées, falsifiées et violées
Au nom d’un dieu unique et contre-nature,
Monde archaïque renversé par les souffrants et les malades,
Monstres cacochymes animés par la rancune.
Gisent encore au tréfonds de mon être
Les vestiges de primitives mœurs
Qui réclament vengeance et châtiment.
Vengeance et châtiment.
Rien n’altérera mon sang car il bouillonne.
Rien ne le videra de son suc, de sa substance.
J’expulse de moi tout ce qui est chrétien,
Poison indésirable bientôt rejeté.
Gisent encore au tréfonds de mon être
Les vestiges de primitives mœurs
Qui réclament vengeance et châtiment.
Vengeance et châtiment.
Quand enfin l’ennemi sera chassé,
Seront de retour usages anciens,
Contrevenants seront mis à martyre
Et trembleront de frayeur.
Que l’on combatte et que l’on repousse
Les monothéistes propageant leurs religions
Au détriment de celles, plus anciennes,
Dont l’héritage sacré doit être conservé.
Cet héritage, renié depuis deux millénaires,
Repose en chacun et révélera au monde
Sa suprématie, sa gloire, son rayonnement.
Grande est la peine et profondes sont les entailles
Car par long temps l’écorce a subi les assauts
De nombre d’égarés qui vénèrent l’informe.
Les branches ployées sous le poids de l’affliction
Céderont-elles pour s’étendre piteusement
Sur la terre teinte du sang de nos aïeux ?
Ce sont désolation et doute qui règnent
Dans les vastes étendues où rôdent encore
Vents qui furent témoins des outrages commis.