Le brasier dévore la grande citadelle
Des bons et des justes en parure flamboyante.
Les cuivres éclatants résonnent dans le ciel
Au reflet écarlate dans une mer rougeoyante.
Les temples s’effondrent, frappés par l’orage.
Les nuages grondent, la tempête fait rage.
Amenant la peur, les horizons noircissent.
Répandant les pleurs, les fléaux hennissent.
Arrivent au galop la famine et la guerre,
Suivies de la peste au cortège mortifère,
Menées par le roi conquérant de la terre,
Apportant la mort la misère et l’enfer.
La bête dévore les âmes en détresse,
Sous une pluie battante de soldats aux ailes arrachés.
Portant la lumière, l’adversaire se dresse
Et entraîne, dans sa chute, son armée révoltée.
L’alliance éternelle, rompue à nouveau,
Complète le cycle forgé à jamais,
Du même métal qui, en perçant la peau,
Libère les flots qui jaillissent de la plaie.
Noyant la terre dans un autre déluge,
Emportant ceux qui prient la clémence de leur juge.
A perte de vue, des corps à la dérive,
Des âmes en perdition, plus rien qui ne vive.