Les chemins de l'oubli
Mènent vers des cavités
Qui au crépuscule
Prennent des couleurs jamais vues
Parsemés de pièges
Et de sentiers sinueux
Ils pénètrent le brouillard
Vers les profondeurs terreuses
Les ferments de la vie
Sueur et sang, fluides noirâtres
Resplendissent sur les sols
Qui accueillent en sacrifice
Les chemins de l'oubli
Désignent les peurs
De notre insondable futur
Dans la peur de l'inconnu
Ces vestiges éclatés
Gravent sans le vouloir
Les gestes et les mouvements
Figés pour des âges nouveaux
En découvrant les strates
Des sédiments de la vie
On aperçoit les silhouettes
Qui dansent parmi les ombres
Les chemins de l'oubli
Tracent des directions
Inconnues, striées
Comme sur les pierres
Elles sont mutiques
Fragiles et silencieuses
Comme les colonnes
Dressées vers les rivages
Divines et polies
Elles témoignent
Des âges vaincus
Renaissant dans l'inconnu