Les filaments de nos âmes
s'échappent de nos corps
Vers des horizons, des précipices
d'où l'on observe des vertiges
oraisons râtés, incantations muettes
dans la tourmente nerveuse
Formes blanches, silhouette furtive
le long d'une route boisée
souvenirs furtifs qui rappellent
la douceur d'une nuit d'été
dans une forêt mystérieuse
irriguée par des routes gorgées de soleil
Nos nuits barbares se défont
dans l'ivresse du désir
Qui meurt et s'échappe
Dans la beauté romantique
Les assauts dressent le glaive
qui assassine la chair bouillante
les formules magiques deviennent
des chants, choeurs de saturnales
Branche de joli sakura
sur sa peau laiteuse
Striée de motifs de nylon
qui magnifient la chair lactée
Succube sorti d'un autre monde
au sourire convenu -figé-
mélodieux sortilèges lancés
dans l'air moite de nos ébats
Les pétales voltigent dans la nuit
s'agitent et s'écrasent, distillent
le parfum d'une fleur fanée
toxique et trop aventureuse