Visage attardé je suis la bâtarde tournée vers le passé, maussade, vers un futur versé dans une coupe. L'avenir est retardé, blafard, érodé par un silence décuplé, par l'humiliation distordue. Je continue la douloureuse libation. Je suis sur la roue oxydée pénétrée par la distorsion Il faut abattre la saleté mais elle revient exaltée, sans passage du temps, Toujours fardée de laideur. Dans l'expiation, je plaide tant ! Mon corps immatériel s'éventre d'impudeur et mon esprit se retarde dans une mélasse sans odeur. Pourquoi ? Je vous demande pourquoi je reviens avilie par passage du temps, Toujours fardée de laideur. Tournée vers le passé, maussade, érodée par un silence décuplé ; Par l'humiliation distordue et le dégoût.