"Un ciel de blanc et de gris,
Couvert pour nous, outré, en vaine cérémonie ?
Comme ces nuits de pluie, quand les pierres nous bercent ?
Attend-il aussi que le soleil le transperce ?
Que les cieux me soient témoins
J’ai entendu le chant des braves
Les mélodies résonnent au loin
Abandonnées à la bataille
Et que les cieux me soient témoins
J’ai entendu le chant des braves
Nous chanterons ce refrain
Nous chanterons
Pourra-t-on conter un jour
Le courage et la bravoure
La chair contre l’acier
Le sang, les mutilés
Les Montagnes Noires, marquées au fusain
Obligent l’artiste à la retenue
L’oraison soufflée par la gorge tendue
Quelques chaudes larmes sur le parchemin
Ainsi court la plume sur l’histoire chantée
Les portées griffées par les pointes de lances
Entonnées sans doute par des cœurs serrés
Et les morts qui dansent, et les morts qui dansent
C’est en ce jour funeste, alors, que l’histoire fut gravée
Abandonnée sur le cuir, ou même, quelque papier
Pardonnez-moi de ne pas vous réciter ses tristes vers
Devant le chant des braves mon pauvre cœur se serre
Que les cieux me soient témoins
J’ai entendu le chant des braves
Les mélodies résonnent au loin
Abandonnées à la bataille
Et que les cieux me soient témoins
J’ai entendu le chant des braves
Nous chanterons ce refrain
Nous chanterons."