(Alixer)
Me revoila, au hasard des chemins
Là rien ne pousse
Un soleil noir point dans le ciel
Des allures de feu dans le crépuscule
La jour s’en revient, la misère avec lui,
J’suis toujours couvert d’épines
J’respire du rien pour espérer pousser
L’eau acide brule mes racines
Bientôt les bourgeons crèveront
Les fleurs faneront
Les arbres s’effondreront
Crève crève crève crève crève crève
(Déhà)
Crève sous mes mots les plus lourds
Crève sous mes plaies les plus pures
Que les indigènes reprennent leur dû
Que je me badigeonne de tes malentendus
A la fin de tout et de tout le monde, je serai le créateur sévère
Les nuits blanches passées en ton nom deviendront mes meilleurs vers
Crève
Crève comme un insecte disséqué par un enfant innocent
Crève comme un lâche dont les remords le poussent vers le descendant
(Alixer)
Ça fait 8 années que le soleil s’est percé les yeux
Je l’ai vu il a abandonné ses rayons et détruit les paysages
Moi, j’me suis baladé dans l’agonie, j’me suis baladé dans l’amnésie
J’ai recraché de la fumée tard le soir à espérer que la lune viendra me voir
J’ai longtemps cherché la sortie de ces cieux
Mais tout c’que j’ai trouvé c’est l’anesthésie dans mon être et la mort dans tes yeux
Moi, j’ai peur de ce que je deviens
J’ai peur de ce que je retiens
Mes poumons s’affaissent et ma colère me blesse
J’suis seul, j’ai l’cœur comme un puzzle
Le soleil me regarde comme si j’avais perdu mon sol
J’ai plus l’gout pour la nourriture, je salive que devant mon pochon
Mais putain j’sens toujours rien
Y’a plus aucune lumière pour me faire vibrer
J’agite du gaz et d’la poudre
Jm’arrache la face
Le ciel s’effondre sur ma tête sans cesse
L’eau dévale mes joues
Et ça fait des années que j’me noie
J’ai arrêté d’espérer
La tyrannie de l’amour perdu à gagner
Alors j’mets mes pieds dans la boue
J’me demande où est ce foutu monde
Y’a que d’la haine qui abonde
Que du désespoir dans ma bouche
(Haine)
Le drain de mes larmes est finalement bouché, du sol je râcle les songes
Asservi par le silence que tu me sers, dans lequel volontiers je me plonge
La commissure d'tes lèvres je la hais, mais tel un suffocant chacal j'la respire
Chaque fois que j'pense à toi, m'donne envie d'en finir
Je joui pourtant de désespoir, Oh j'en joui de toutes les nuits
Celles Que j'ai passé à me couper la faim dans l'attente que je t'oublie
Des caillots blancs de poudre pour m'éloigner plus de toi
Aujourd'hui je ne frissonne plus de me perdre, je suis mort de froid
Les danses astrales ne sont pas
Pour les esprits perdus et les drogués d'ici-bas
Je louange ma bouteille, et je prie le pochon du bout des lèvres
Car chaque soupir de ton nom m'fait décoller la plèvre
Va, à l'envolée
Va, et rechigne ces années