(Alixer) Au bord des larmes Au bord du cri J'ai chassé la lune J'ai cherché mon soleil (Asgeir Amort) J'en crache mes poumons déjà trop vieux Trop malades d'un mal être plus profond que leurs abîmes (Alixer) Je tisse de l'ivresse à en perdre mon souffle Dehors la lumière jaillit Je les vois tous Crever Consteller A manger le pain rassit d'un anonyme A s'emplir de rien pour oublier le vide (Asgeir Amort) J'en ai bien trop vu, du vide absolu A force de constater, dans ma chambre, trop reclu Detruire le monde, ouais, mais qui pour le reconstruire Ravaler ma rage, ouais, mais qui suis-je pour tenir ? J'en ai assez, cette fois, j'acte Alea iacta est, avec le diable je pacte J'en suis affamé, je boufferai toute la lumière Le soleil s'est levé ce matin, ça sera la dernière (Déhà) Dans le fond, nous sommes tous des hommes louches à la touche fourche et fourbe. Je tourne en rond avec mon tourbé et je tombe dans mes limbes de fonte. Qu'importe la couleur du ciel ou que sa courbe me bourdonne des contes, je reste stoïque, presque biblique, devant le déclin de celui qui au matin monte (Alixer) Rien ne change La lune poursuit toujours la danse du soleil Et les jours s'essoufflent comme mes poumons J'avale le soleil