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Alixer & [Haine]

Un grand soleil éteint

[Petit à petit, j'laisse l'oiseau faire son nid

 Le coucou qui dès l'éclosion pousse en dehors sa fratrie –

Renifle, Renifle, Avale la goutte pourrie]

Il  surplombe mon existence

[L'idée délicieuse de cloisoner mon esprit

Par l'bonheur qui coûte trop cher mais fait taire toute les niaiseries –

Juste un ongle, puis un autre, encore un peu, encore plus fort]

Il déforme mon essence

J'porte les coupures du funambule

Les traces du ciel

La couleur de la neige

[Une fois c'est pour la vitesse, une fois c'est pour être lent

Toujours pour supporter la présence des démons –

Je hais être en moi, je hais être avec toi]

J'me gratte la peau comme un addict

[comme un junkie, parasite de ma tête, déchet de ma vie]

Il y a plus que ma volonté qui me dicte

[que j'en veux plus, que mon corps en veut plus, que ta meuf en veut plus, que ton chien en veut plus]

Un gramme de plus pour une nuit de plus

[Qui n'en a jamais assez ? Je n'en ai jamais assez.]

Poudre poudre poudre poudre poudre poudre

Ahahhaha

Mate le cailloux

Il est aussi difforme que ta gueule

Tu vas l'écraser comme tu t'écrase ?

Est-ce que tu vas le laisser te maltraiter comme on t'as toujours maltraité ?

Alors quoi, tu vas te mettre en boule ? Ou te mettre un énième gramme dans la gueule ?

C'est toujours la même routine. J'marche jusqu'à un guichet qui a plus d'empathie que ceux qui m'entourent. J'guette mes notifications en attente de dopamine. J'dépense ma peine dans une voiture qui ne fait que passer. J'écrase les écailles, j''tape mes cartes contre mon reflet. J'gratte la misère contre mon miroir. Putain, ça fait 3 traces que j'me promets que c'est la dernière. J'suis devenu aussi vide que tous les pochons qui jonchent mon bureau.